Lancer un SaaS quand on est seul, c’est un marathon de décisions. Voici les 5 leçons que m’a laissées Verdiplan, mon premier produit.
1. Réduire le scope, vraiment
Mon premier cahier des charges tenait sur 4 pages. Au lancement, j’ai coupé 60% des fonctionnalités prévues. Résultat : un produit qui tient la route, lancé en 3 semaines au lieu de 3 mois. Les fonctionnalités qu’on coupe avant le lancement sont celles qu’on ne devra jamais supporter.
2. La persistance des données, décidée tôt
Pour un MVP, une base de données éphémère suffit pendant le développement. Mais le jour où les premiers utilisateurs arrivent, la persistance devient vitale. J’ai migré vers Turso avec des migrations lancées au boot du serveur — simple, et ça marche en production comme en local.
3. Le SEO se construit dès le premier jour
Un SaaS, c’est aussi un site public. J’ai mis en place la structure de contenu (landing, blog, pages produits) avant même de finir l’application. Le trafic organique met des mois à arriver : plus tôt tu publies, plus tôt tu récoltes.
4. Automatiser ce qui se répète
Déploiement, migrations, vérification de l’uptime, articles de blog : tout ce qui se fait deux fois doit se faire tout seul. Un pipeline CI/CD bien réglé, c’est des heures rendues chaque semaine.
5. Lancer vite, itérer avec la data
Le premier utilisateur vaut mieux que dix fonctionnalités imaginées dans le vide. J’ai lancé avec le strict nécessaire, puis j’ai laissé les données (et les demandes utilisateurs) guider les priorités suivantes.
Tu lances un SaaS toi aussi ? Mon conseil : fixe une date de lancement dans 30 jours, coupe le scope, et sors-le. Le reste s’apprend en route.